Les associations d’anciens buveurs

Le témoignage qui suit de Josette Le Gall résume parfaitement l’action d’une association d’anciens buveurs et son apport dans l’accompagnement des malades alcooliques. Comme tout groupe de parole fonctionnant sur l’identification, elle a un rôle important de part la nature de ce qui unit les participants aux réunions : la maladie alcoolique. Si tous les parcours et les histoires de vie diffèrent, l’identification à la maladie solidifie les groupes autour d’une notion commune à toutes les associations : l’abstinence. Celle-ci ne doit pas être considérée comme un dogme opposant les buveurs aux non buveurs, mais comme un projet de vie personnel dans lequel l’alcool n’a plus de place. Ajoutons à cela tout comportement d’addiction englobant médicaments, drogues douces et dures, tabac.

 

Le fonctionnement des associations repose sur des méthodes et une conception de l’aide qui leur est propre. Elles sont toutes nées d’expériences individuelles ou collectives et tout malade alcoolique y trouvera sa place en fonction de son ressenti, sa culture, de ce que le groupe peut lui apporter et de ses affinités personnelles.  Le socle commun à toutes les associations reste l’abstinence qui correspond à l’arrêt total et définitif de toute consommation d’alcool sous quelque forme que ce soit. Vie Libre, Alcooliques Anonymes, Joie et Santé, Croix Bleue, Croix d’Or, Alcool Assistance, Amitié PTT sont parmi les plus connues. Citons également SOS Alcool Femmes, association fondée par Laure Charpentier et qui accueille exclusivement des femmes.

 

Dominique Nouet

 

 

Les Associations d'anciens buveurs sont un des outils utiles que chacun  fréquentera à sa façon. Elles regroupent dans des réunions de discussion des gens dépendants au produit alcool, des personnes ayant un membre de leur famille (mari, femme, enfant, parent, ou même ami) qui ont besoin de parler de leur souffrance, de chercher des solutions et ce afin que le malade alcoolique arrive à trouver et se servir des outils existants dans le panel existant pour l'aider à s'en sortir. L'avantage des Associations est qu'elles organisent leurs réunions de discussion à des heures ou les travailleurs médicaux sociaux ont fini leur journée, nos permanences commencent à 17h et se finissent vers 20h et sont tenues par des bénévoles, des anciens buveurs qui veulent et espèrent faire passer le message que tout le monde s'il le veut s'il lutte, s'il trouve son outil, se sortira de cette dépendance..Quand on a connu les mêmes souffrances, les mêmes combats on parle le même langage et on tente de s'aider au mieux par l'écoute, le dialogue.. Nous sommes enfin reconnus complémentaires, personne n'est identique dans sa façon de consommer. Chacun devra trouver sa façon de se soigner, certains se dirigeront vers les professionnels médicaux, d’autres sont orientés, parfois accompagnés, vers la structure de soins que eux mêmes auront choisi dans le panel de soins existant et qui paraitra la plus apte : parfois des soins en ambulatoire, ou des sevrages,  une cure, et parfois certains ne s'aideront que de ces réunions  de discussion, surtout pour rester abstinent. Ces réunions se déroulent dans un climat convivial, afin de s'aider, de s'écouter, et surtout ne pas rester isoler. Quand le malade alcoolique est abstinent il peut avoir envie de s'investir lui aussi dans l'aide aux autres ce qui fait perdurer les associations de bénévoles.. Aider c'est aussi s'aider, même quelques temps... Certains ont tout perdu, leur vie de famille, le travail et le bénévolat aux associations peut être un pied à l'étrier, par exemple notre Association organise des réveillons de fin d'année pour réunir des familles pour ne pas laisser à l'isolement ceux qui se retrouvent seuls, des loisirs, des sorties, des pique- niques....

    
Josette LE GALL

Responsable Section Marseille

VIE LIBRE.

www.vielibre.org

 

 

 

 

 

 

Prochain "Billet du mois"  en ligne début avril