Risques professionnels
La prévention de l’alcoolisme au travail englobe l’ensemble des actions visant à réduire les risques liés aux conséquences d’un comportement d’addiction.
Tout produit psychoactif modifie le comportement et agit à la fois sur le physique ou le psychisme des individus. L’alcool, le cannabis, la cocaïne et les benzodiazépines sont les produits les plus couramment utilisés dans un contexte professionnel.
Le coût de l’alcoolisation et de l’alcoolisme au travail est estimé à 1% de la masse salariale de l’entreprise. Il comprend l’ensemble des coûts directs et indirects : accidents du travail et de trajet, absentéisme, arrêts maladie, malfaçons, casse et bris de matériels, assurances etc…
L’activité de l’entreprise détermine le seuil de risque. Il est évident que plus l’activité est dangereuse, plus l’alcoolisation doit être prévenue en sachant qu’à partir de 0,20g/l d’alcool il existe une modification perceptible du comportement, notamment au niveau des réflexes. Conduite d’engins ou de véhicules, port et transport de charges lourdes, manipulation de matières dangereuses, travail en hauteur, emploi d’outils dangereux sont un exemple d’activités à risque.
Les facteurs d’alcoolisation et d’addiction sont liés au contexte global de consommation qui oblige à une prise en compte d’éléments incontournables :
- l’individu et le produit
- l’entreprise (activité et risques)
- le salarié et les conditions de travail
- la culture régionale
La gestion des risques professionnels et des addictions nécessite de la part des chefs d’entreprise et des DRH le rapprochement entre « sécurité-sureté » et l’hygiène de vie et la santé des salariés. La directive santé et sécurité au travail européenne et le plan français santé au travail 2005-2009 prennent en considération l’importance des problèmes et des conséquences liés à l’alcoolisme et aux addictions. L’un des écueils réside dans la consommation considérée comme relevant de la sphère privée puisqu’elle s’effectue (souvent) hors entreprise. Malgré tout, les conséquences sont visibles dans le cadre professionnel de part les effets physiques et psychiques des produits consommés.
Cette gestion et une bonne pratique de l’action préventive doit être mise en place avec le concours des acteurs de la vie de l’entreprise : dirigeants, CHSCT, médecine du travail, CE, syndicats, services sociaux et, bien sur, un professionnel des l’alcoologie et des addictions.
